Skip to main content
SearchLoginLogin or Signup

Opérateur axiologique

Gisèle Sapiro

Published onSep 21, 2023
Opérateur axiologique
·

opérateur axiologique

Gisèle Sapiro

On appellera opérateurs axiologiques les catégories éthiques de l’entendement scolastique qui confèrent aux systèmes d’oppositions culturelles leur « sens », dans la double acception de signification et d’orientation dans l’espace, en l’occurrence le haut et le bas, c’est-à-dire le digne et l’indigne1. Ces catégories sont plutôt des schèmes qui fonctionnent comme des synecdoques de séries d’oppositions dont ils sont l’un des termes : civilisation vs état sauvage (mais aussi barbarie) ; liberté vs contrainte (mais aussi détermination, déterminisme, servitude) ; désintéressement vs intérêt (mais aussi utilité, utilité sociale, etc.2).

Discutant dans Le sens pratique la méthode structuraliste de Claude Lévi-Strauss, Pierre Bourdieu considère les oppositions et les homologies comme un outil adéquat pour l’interprétation des systèmes de classement symboliques, à condition de ne pas les essentialiser ni de tenter de leur donner une parfaite cohérence qui supposerait une maîtrise logique absente de l’expérience pratique ordinaire : il s’agit d’une logique du flou3. Or l’efficacité sociale des opérateurs axiologiques tient précisément dans leur capacité à réaliser l’unification symbolique de systèmes de classement ou de types de hiérarchies hétérogènes, dans l’ordre des valeurs et dans l’ordre institutionnel, suivant une telle logique floue. Ces systèmes d’opposition imparfaits jouent un rôle important dans l’épistémè au sens foucaldien. C’est par ce truchement qu’ils sous-tendent et structurent la vision du monde d’une époque. Ils sont en outre constamment transposés du champ intellectuel où ils sont produits et/ou élaborés au champ de production idéologique où ils servent à légitimer les causes politiques.

Il n’est dès lors pas étonnant qu’ils constituent un enjeu majeur des luttes symboliques dans des moments de transformation sociale. Les moments de cristallisation des luttes de classement sont ainsi des terrains d’observation privilégiés, parce que les tentatives de contestation des systèmes de classification en révèlent à la fois les principes de hiérarchisation et l’arbitraire, parfois par une simple inversion des signes positif et négatif associés aux termes des oppositions qui sous-tendent les représentations légitimes.

À l’inverse, les opérateurs axiologiques sont plus difficiles à repérer dans les œuvres littéraires, parce qu’ils y prennent le plus souvent des formes incarnées : ils sont comme mis en pratique, au sens où Jacques Bouveresse parle de la littérature comme mode de connaissance pratique4. Il est néanmoins possible de les y détecter en reconstruisant les systèmes d’opposition qui structurent le récit, le poème ou la pièce de théâtre et qui renvoient à la vision du monde sous-jacente5. On en donnera ici trois exemples se référant à la notion de désintéressement.

Dans la tradition kantienne largement diffusée par l’enseignement secondaire au XIXe siècle, le désintéressement fonde la supériorité du jugement éthique et esthétique et lui assure une valeur universelle. Tout au long du XIXe siècle et au tournant du XXe, l’opposition désintéressement vs utilitarisme (au sens non philosophique) sous-tend les débats autour de la culture lettrée, de la démocratisation de l’accès à l’éducation et à la lecture, et du jugement des œuvres d’art6.

Lecture désintéressée vs identification : Madame Bovary de Gustave Flaubert

Alors que jusque-là les lettrés constituaient une toute petite minorité au sein de la population, les progrès de l’alphabétisation, qui ouvrent l’accès à la lecture aux femmes et aux classes moyennes, voire aux classes populaires, suscitent des débats sur les dangers de la lecture pour ces nouveaux publics. Deux modes d’appropriation des œuvres se voient désormais opposés : la lecture distanciée – c’est-à-dire désintéressée – des lettrés vs l’identification, qui caractériserait les nouveaux lecteurs et surtout lectrices.

C’est cette opposition qui est représentée dans Madame Bovary (1857). Emma Bovary incarne en effet cette figure de la nouvelle consommatrice culturelle, incapable de développer un rapport désintéressé à la culture, qui lit tantôt pour décorer sa maison, tantôt pour se donner des émotions (lorsqu’elle hurle de terreur en lisant des romans la nuit). Ce mode de consommation utilitariste, qui recherche la satisfaction immédiate des besoins et les émotions, est décrit dès le chapitre 6, à propos du rapport d’Emma à la nature, avec laquelle, en bonne paysanne, elle fait corps – rapport qui contraste dans l’imaginaire lettré avec l’attitude contemplative face à la beauté de la nature comme face à la beauté de l’art :

Il fallait qu’elle pût retirer des choses une sorte de profit personnel ; et elle rejetait comme inutile tout ce qui ne contribuait pas à la consommation immédiate de son cœur, – tempérament plus sentimental qu’artiste, cherchant des émotions et non des paysages7.

La métaphore de la consommation est omniprésente dans Madame Bovary8. La consommation spirituelle s’opère sur le mode matérialiste et utilitaire, qu’il s’agisse de la religion ou de l’art. Ce mode de consommation est favorisé par la fabrication en série de nouveaux produits culturels à destination des classes populaires, qui cristallisent, aux yeux des lettrés, les méfaits de l’industrialisation de l’art. Tel est le cas des keepsakes romantiques, ces recueils de miscellanées littéraires illustrés de gravures, à la mode sous la monarchie de Juillet, et qui fascinent les jeunes filles au couvent.

C’est en arguant que le roman montre les effets des mauvaises lectures sur cette jeune femme d’origine modeste, à qui elle a donné des ambitions de s’élever au-dessus de son rang, que l’avocat de Flaubert, Me Senard, a obtenu l’acquittement de son client lors de son procès en 18579. Cependant, dans le roman, le « message » est plus ambigu : les lectures occupent, certes, une place stratégique au sein du système de causalité qui sous-tend le récit10, dans la mesure où elles précèdent les crises nerveuses, mais, de façon ironique, ce sont, à côté du romantisme dans sa version affadie, l’art religieux populaire et même les lectures religieuses dites sérieuses qui apparaissent dangereux pour l’équilibre mental d’Emma. Lectures sérieuses et lectures de divertissement sont donc renvoyées au même principe d’identification non distanciée et d’utilitarisme, dont se démarque la lecture esthète par son désintéressement. On retrouve ici le double sens de désintéressement, par rapport à l’utilité morale et par rapport à ce qu’Emmanuel Kant définissait comme l’attrait pour l’agréable11. Ces trois représentations de la lecture sont incarnées dans Madame Bovary : alors qu’Emma alterne entre lectures de divertissement et lectures sérieuses (religieuses notamment), la lecture « esthète » est pratiquée par le personnage du jeune clerc, étudiant en droit, Léon Dupuis. Leur conversation à propos de leur passion pour la lecture repose ainsi sur un malentendu complet. Emma décrit la lecture comme un divertissement procurant des émotions, quand Léon définit l’art selon les préceptes du Beau idéal :

– […] j’adore les histoires qui se suivent tout d’une haleine, où l’on a peur. Je déteste les héros communs et les sentiments tempérés, comme il y en a dans la nature.

– En effet, observa le clerc, ces ouvrages, ne touchant pas le cœur, s’écartent, il me semble, du vrai but de l’Art. Il est si doux, parmi les désenchantements de la vie, de pouvoir se reporter en idée sur de nobles caractères, des affections pures et des tableaux de bonheur12.

Si la hiérarchisation sociale du public supposé sous-tend en bonne partie la hiérarchie des produits culturels13, le rapport à la lecture (et plus généralement à l’art) se superpose désormais à ces deux principes de classification. Réputée supérieure, la lecture cultivée, esthète, désintéressée fait la valeur symbolique des œuvres dont elle se réserve la jouissance exclusive, et lorsque ce monopole est remis en cause par un engouement du public élargi, l’œuvre se voit menacée d’une dévaluation dont seule la distinction entre les formes d’appropriation la protège. Bien que la thèse de l’identification ait été contestée14, cette opposition entre deux modes d’appropriation, qui s’est étendue de la lecture aux autres pratiques culturelles, continue à sous-tendre la vision du monde lettrée.

Désintéressement et éducation : Les déracinés de Maurice Barrès

Sous la Troisième République qui généralise l’accès à l’enseignement primaire et ouvre aux classes moyennes et populaires l’accès au secondaire payant par le système des bourses, l’opposition désintéressement-utilitarisme sous-tend la hiérarchie scolaire entre secondaire et primaire, mais aussi l’opposition entre « héritiers » et « boursiers ». Cette opposition sous-tend aussi le clivage entre champ littéraire et champ universitaire. En effet, confrontés au nouveau « mode de reproduction à composante scolaire15 », les écrivains héritiers des « élites » traditionnelles affichent leur mépris à l’égard des détenteurs de diplômes, ces « parvenus » du champ intellectuel. Mépris nourri du ressentiment qu’inspirent à ces héritiers « déshérités » l’échec scolaire ou la dévaluation des titres scolaires avec l’expansion de l’enseignement supérieur. L’opposition héritiers vs boursiers renvoie aux luttes sur le mode de reproduction sociale entre les anciennes classes dominantes – les « notables » – et les nouvelles élites républicaines, au moment où la République interdit les écoles congréganistes, développe le système des bourses dans les nouvelles filières de sciences et de lettres, supprime la barrière sociale du latin par la réforme de 1902 (création d’une filière science-langue moderne). La figure du boursier va alimenter le mythe savant, déjà ancien, du « prolétariat intellectuel » comme ferment de désordre social.

Le thème de l’effet nocif de l’enseignement abstrait sur un élève privé des conditions sociales et économiques du désintéressement et incapable de contrôler ses passions est incarné par Maurice Barrès dans Les déracinés (1897). Selon la conception popularisée par Les déracinés, les boursiers sont des « déclassés » (par le haut). Le lycée a nourri chez eux des espoirs d’ascension sociale qu’ils ne peuvent réaliser faute de capital économique et social nécessaire pour s’établir. Déracinés de leur terroir sous l’influence d’un mauvais maître, arrachés à leur milieu d’origine, imprégnés d’universalisme kantien abstrait, ils ne peuvent que grossir les troupes du « prolétariat intellectuel » et, travaillés par le ressentiment, se retourner contre la société qui les a leurrés en devenant des malfaiteurs. L’opposition héritiers vs boursiers se combine ici avec celle entre « éducation » et « instruction » : l’éducation formerait le goût, le caractère, la volonté, quand l’instruction renvoie à l’enseignement républicain jugé par les traditionalistes abstrait et spécialisé, ce qui le rendrait responsable du double fléau du matérialisme et de l’individualisme16.

Le paradigme de l’acte gratuit : Les caves du Vatican d’André Gide

La théorie de l’Art pour l’art a été élaborée par la deuxième génération romantique, emmenée par Théophile Gautier, en réaction aux conceptions utilitaires de l’art incarnées d’un côté par l’art social que défendait la première autour de Victor Hugo et George Sand, de l’autre par l’école du « bon sens »17. Cette théorie dissocie le « Beau » de « l’utile », en radicalisant la définition kantienne du plaisir esthétique désintéressé. Opérant un premier renversement, elle présente désormais l’utile comme le contraire du beau, selon un principe énoncé par Théophile Gautier dans la préface à Mademoiselle de Maupin (1834) : « Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid […]18. » Ce qui conduit à opposer le « Beau » au « Bien » : « [S]i le poète a poursuivi un but moral, il a diminué sa force poétique, et il n’est pas imprudent de parier que son œuvre sera mauvaise19 », affirme Charles Baudelaire, contre la morale bourgeoise et la morale socialiste qui réduisent à ses yeux l’art à une « question de propagande20 ». Adopté au pôle autonome du champ littéraire, ce credo sera réaffirmé par André Gide après la Première Guerre mondiale en une formule demeurée célèbre : « les bons sentiments ne sont pas matière à littérature ». Par un deuxième renversement, la défense du Beau devient, pour les tenants de l’Art pour l’art, la garantie du Bien. Ils vont jusqu’à faire du Beau le fondement d’une morale supérieure21.

Dans son roman Les caves du Vatican (1914), Gide a symbolisé cette conception de la « gratuité » de l’art par l’acte du crime gratuit que commet Lafcadio. Paradoxalement, le crime apparaît d’autant plus scandaleux qu’il est complètement désintéressé. Et la sotie de Gide d’autant plus scandaleuse elle-même que ce crime y est décrit sans être condamné par le narrateur. Il est même le modèle que recherche un de ses protagonistes, l’écrivain catholique et mondain Julius de Baraglioul, pour se libérer – en libérant ses personnages – du carcan hypocrite de la morale bourgeoise qui comptabilise les actions dans un impitoyable calcul des pertes et profits (renvoyant à La Rochefoucauld mais aussi Bossuet dans son opposition à Fénelon lors de la querelle du pur amour, au cours de laquelle se codifie la notion d’amour désintéressé de Dieu22) – comme il l’explique à Amédée Fleurissoire :

– Eh bien ! voici, cher Amédée : M’est avis que depuis La Rochefoucauld, et à sa suite, nous nous sommes fourrés dedans ; que le profit n’est pas toujours ce qui mène l’homme ; qu’il y a des actions désintéressées…

– Je l’espère bien, interrompit candidement Fleurissoire.

– Ne me comprenez pas si vite, je vous en prie. Par désintéressé, j’entends : gratuit. Et que le mal que l’on appelle : le mal, peut être aussi gratuit que le bien.

– Mais, dans ce cas, pourquoi le faire ?

– Précisément ! par luxe, par besoin, par jeu. Car je prétends que les âmes les plus désintéressées ne sont pas nécessairement les meilleures – au sens catholique du mot ; au contraire, à ce point de vue catholique, l’âme la mieux dressée est celle qui tient le mieux ses comptes23.

Cette mise en abyme de la situation de narration conduit à rapprocher l’antinomie entre le crime gratuit et la morale catholique de l’opposition entre la gratuité de l’œuvre d’art et le roman à thèse prôné par les écrivains catholiques qui, à l’instar de Julius de Baraglioul, revendiquent leur responsabilité d’écrivains. Mais, à la différence de la réalité, l’œuvre d’art peut être retouchée, elle est sans conséquence. Le caractère désintéressé de l’œuvre d’art renvoie ainsi à sa gratuité, son inutilité sociale et à son indifférence à la morale, qu’elle se contente de prendre pour objet.

Ces trois exemples ont montré l’usage qui peut être fait des opérateurs axiologiques pour interpréter les œuvres. Ils permettent d’explorer les connexions qui les rattachent aux débats et enjeux culturels, intellectuels et éthico-politiques de leur temps, et de mieux appréhender la forme d’intervention qu’elles constituent dans ces débats : problématisation critique (et ironique) dans le cas de Flaubert, prise de position idéologique dans le cas de Barrès, affirmation parodique d’autonomie esthétique dans le cas de Gide. Alors que l’esthétique de la réception de Hans Robert Jauss centrait l’attention sur l’effet des formes, les opérateurs axiologiques ouvrent à une sociohistoire de la signification et des effets axiologiques des œuvres dans l’espace public, lesquels, tout en résonnant avec les enjeux qui agitent le champ intellectuel à leur époque, renvoient à son histoire. Comme on l’a vu, une analyse de contenu ne suffit pas pour les porter au jour, elle doit s’articuler avec une étude de leur mise en forme.

Chapitre précédent : Mondialité, Oana Panaïté,

Chapitre suivant : Plainte, Dominique Rabaté


BIBLIOGRAPHIE

Bourdieu, Pierre, La distinction. Critique sociale du jugement, Paris, Éditions de Minuit (Le sens commun), 1979.

Bourdieu, Pierre, La noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Éditions de Minuit (Le sens commun), 1989.

Bourdieu, Pierre, Le sens pratique, Paris, Éditions de Minuit (Le sens commun), 1980.

Bouveresse, Jacques, La connaissance de l’écrivain. Sur la littérature, la vérité & la vie, Marseille, Agone (Banc d’essais), 2008.

Cassagne, Albert, La théorie de l’art pour l’art en France chez les derniers romantiques et les premiers réalistes, Paris, Champ Vallon (Dix-neuvième), [1906] 1998.

Engel, Pascal, « Literature and Practical Knowledge », Argumenta, vol. 3, n° 1, 2016, p. 55-76, https://www.argumenta.org/article/literature-practical-knowledge/.

Flaubert, Gustave, Madame Bovary, dans Œuvres, t. 1, Paris, Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 1936.

Force, Pierre, Self-Interest Before Adam Smith. A Genealogy of Economic Science, Cambridge, Cambridge University Press, 2003.

Gautier, Théophile, « Préface », dans Mademoiselle de Maupin, Paris, Garnier-Flammarion (GF n° 102, Littérature et civilisation), 1966, p. 25-60.

Gide, André, Les caves du Vatican, Paris, Gallimard, 1922.

Hoggart, Richard, La culture du pauvre. trad. de l’anglais par Françoise et Jean-Claude Garcia et par Jean-Claude Passeron, Paris, Éditions de Minuit (Le sens commun), [1957] 1970.

LaCapra, Dominick, “Madame Bovary” on Trial, Ithaca, Cornell University Press, 1982.

Leclerc, Yvan, Crimes écrits. La littérature en procès au XIXe siècle, Paris, Plon, 1991.

Richard, Jean-Pierre, « La création de la forme chez Flaubert », dans Littérature et sensation. Stendhal, Flaubert, Fromentin, les Goncourt, Paris, Éditions du Seuil (Pierres vives), 1954, p. 119-219.

Sapiro, Gisèle, « Against Self-Interest: the Codification of “Disinterestedness” as an Axiological Operator in Religion, Aesthetics, and the Ethics of Intellectual Professions », dans Christine Zabel (dir.), Historicizing Self-Interest in the Modern Atlantic World. A Plead for Ego?, London, Routledge, 2021, p. 241-260.

Sapiro, Gisèle, « Défense et illustration de “l’honnête homme”. Les hommes de lettres contre la sociologie », Actes de la recherche en sciences sociales, no 153, 2004/3, p. 11-27.

Sapiro, Gisèle, La guerre des écrivains. 1940-1953, Paris, Fayard (Sciences humaines), 1999.

Sapiro, Gisèle, La responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècle), Paris, Éditions du Seuil, 2011.

Sapiro, Gisèle, Les écrivains et la politique en France. De l’affaire Dreyfus à la guerre d’Algérie, Paris, Éditions du Seuil, 2018.

Thiesse, Anne-Marie, Le roman du quotidien. Lecteurs et lectures populaires à la Belle Époque, Paris, Le Chemin vert, 1984.


NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

Gisèle Sapiro est directrice d’études à l’EHESS et directrice de recherche au CNRS, membre de l’Academia Europae. Elle est l’auteure de La guerre des écrivains, 1940-1953 (Fayard 1999) ; La responsabilité de l’écrivain (Seuil 2011) ; Les écrivains et la politique en France (Seuil 2018) ; Peut-on dissocier l’œuvre de l’auteur ? (Seuil 2020) et Des mots qui tuent (Points Seuil 2020). Elle a aussi (co)dirigé : Translatio. Le marché de la traduction en France à l’heure de la mondialisation (CNRS Eds 2008) ; Les contradictions de la globalisation éditoriale (Nouveau Monde 2009) ; L’espace intellectuel en Europe (La Découverte 2009) ; Traduire la littérature et les sciences humaines (DEPS 2012) ; Sciences humaines en traduction (Institut français 2014, en ligne) ; Profession ? Écrivain (CNRS Eds, 2017) ; Ideas in the move in the social sciences and the humanities (Palgrave, 2020) ; Dictionnaire international Pierre Bourdieu (CNRS Eds, 2020).

Comments
0
comment
No comments here
Why not start the discussion?